
Le Committee to Protect Journalists (CPJ) a réagi fermement à la récente décision de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de publier un avis de recherche contre le journaliste haïtien Guerrier Henri. L’organisation internationale a qualifié cette mesure d’« illégale » et appelle les autorités à y mettre fin immédiatement.
C’est quoi le CPJ ?
Le Committee to Protect Journalists est une organisation indépendante à but non lucratif, basée à New York, qui œuvre depuis 1981 pour défendre la liberté de la presse dans le monde. Sa mission est de protéger les journalistes contre les arrestations arbitraires, les menaces, la censure et les violences liées à leur travail. Le CPJ documente chaque année les atteintes à la liberté de la presse, publie des rapports d’alerte et intervient publiquement ou directement auprès des gouvernements pour garantir la sécurité et l’intégrité des professionnels des médias.
L’affaire Guerrier Henri
Guerrier Henri, figure connue du paysage médiatique haïtien, est accusé par la DCPJ dans un contexte jugé flou par plusieurs observateurs. Selon le CPJ, aucune procédure légale transparente ne justifie cet avis de recherche, ce qui laisse craindre une manœuvre visant à intimider le journaliste et à restreindre sa liberté d’expression.
Le CPJ appelle à la vigilance
Dans son communiqué, le CPJ souligne que cibler un journaliste de cette manière fragilise encore davantage un climat médiatique déjà marqué par les menaces et les violences contre la presse en Haïti. L’organisation exhorte les autorités haïtiennes à respecter les normes internationales relatives à la liberté d’informer et à garantir que les journalistes puissent exercer leur métier sans craindre de représailles.
