
L’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy, a retrouvé sa liberté ce 19 août 2025, après son audition par le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Frantz Monclair. Selon l’un de ses avocats, Me Frantzso Jean Jacques, le chef du parquet a décidé de classer l’affaire sans suite, mettant ainsi un terme aux poursuites qui pesaient contre son client.
Une arrestation qui avait fait grand bruit
Nenel Cassy avait été interpellé le 2 août dernier à Pétion-Ville par des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Il était recherché depuis février 2025 pour de lourdes accusations, parmi lesquelles complot contre la sûreté de l’État, financement de groupes criminels, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs.
Des sanctions internationales toujours en vigueur
Bien que la justice haïtienne ait décidé de ne pas donner suite à ce dossier, l’ancien parlementaire reste visé par des sanctions internationales imposées par le Canada, les États-Unis et la République dominicaine. Ces mesures comprennent l’interdiction de séjour, le gel de ses avoirs, ainsi que des restrictions visant certains membres de sa famille, en raison de liens présumés avec des gangs armés.
Des antécédents en matière de corruption
Ce n’est pas la première fois que l’ex-sénateur se retrouve dans la tourmente. En 2021, un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) avait déjà mis en évidence des irrégularités dans la gestion des fonds publics, notamment l’absence de pièces justificatives concernant son bureau de sénateur.
Un dossier qui relance le débat politique
La libération de Nenel Cassy ne manquera pas de susciter des débats au sein de l’opinion publique. Entre accusations, sanctions et classements sans suite, son cas illustre la fragilité du système judiciaire haïtien et ravive les discussions sur les liens présumés entre certains responsables politiques et les groupes armés qui gangrènent le pays.
