Massacre de Pont-Sondé : un an après, la mémoire vive et l’inaction de l’État

3 octobre 2025 — Un an jour pour jour après le massacre de Pont-Sondé, l’Artibonite reste marquée par le souvenir sanglant de cette attaque du gang Gran Grif. Plus de 115 morts, des dizaines de blessés, des maisons incendiées et des milliers de déplacés : ce drame demeure l’un des plus meurtriers de l’histoire récente d’Haïti.

Promesses et réalités

Au lendemain du carnage, le gouvernement avait promis une riposte ferme et une assistance aux survivants. Si un convoi humanitaire a été déployé et que la Police nationale a renforcé temporairement sa présence, aucune action durable n’a réellement changé la donne. Le gang opère toujours, l’impunité prévaut, et la justice n’a pas sanctionné les responsables.

Une population abandonnée

Pour les habitants, le constat est amer : l’État n’a pas su protéger les civils ni empêcher la répétition d’exactions semblables. La confiance dans les institutions s’effrite, tandis que les déplacés vivent encore dans la précarité et l’angoisse.

Un symbole d’échec

Pont-Sondé reste le symbole d’une double tragédie : la violence extrême des gangs et l’incapacité des autorités à rétablir l’ordre. Un an plus tard, les familles des victimes réclament toujours justice, et la population, protection.

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