
Haïti – Sécurité | 29 juillet 2025
Un nouvel épisode de tension interne secoue la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Selon plusieurs sources concordantes, dix agents du Bureau d’Intervention Motorisée (BIM) ont été arbitrairement transférés après avoir signalé qu’ils n’étaient pas en mesure d’assurer une mission à Kenscoff faute de matériel adéquat.
Un déploiement risqué dans les hauteurs de Kenscoff
Le dimanche 27 juillet 2025, à la suite d’une série d’incidents violents dans la commune de Kenscoff, la Direction Générale de la PNH a ordonné l’envoi immédiat de dix policiers du BIM en renfort.
Ces derniers ont répondu présents, mais ont tenu à alerter leur hiérarchie :
Blindés fissurés et vulnérables aux tirs
Armes obsolètes et peu fiables
Absence de protections adéquates (casques, gilets pare-balles en bon état)
Selon un policier joint sous anonymat, « Nous étions prêts à intervenir, mais pas à nous faire envoyer au suicide ».
Moins de 24 heures plus tard, le lundi 28 juillet, tous les agents concernés ont été informés de leur transfert disciplinaire vers d’autres unités, sans motif officiel communiqué.
Pour plusieurs observateurs, cette décision ressemble davantage à une mesure de représailles qu’à une sanction légitime.
Un malaise profond au sein de la PNH
Ce cas relance le débat sur les conditions de travail des policiers haïtiens, souvent déployés sur des terrains dangereux sans armement approprié ni équipements de protection efficaces.
Des rapports récents pointent un manque chronique de moyens, un moral en berne et une pression hiérarchique dissuadant toute contestation.
Des questions qui dérangent
Pourquoi sanctionner des policiers qui alertent sur des risques réels pour leur sécurité ?
Le signalement d’un manque de ressources est-il désormais assimilé à un acte d’insubordination ?
Comment espérer une police efficace si ses agents craignent des sanctions pour avoir demandé le strict nécessaire pour travailler ?
Une affaire à suivre
Pour l’instant, la PNH n’a pas officiellement réagi à ces allégations.
Cependant, plusieurs syndicats policiers envisageraient de porter l’affaire sur la place publique et d’exiger une explication formelle à la Direction Générale.
Haïti OSINT continuera de suivre cette affaire et de publier toute évolution confirmée.
