
Carlo Ancelotti, l’entraîneur du Real Madrid, a été condamné à un an de prison pour fraude fiscale en Espagne. Le parquet l’accusait d’avoir dissimulé plus d’un million d’euros de revenus au fisc entre 2014 et 2015, principalement liés à ses droits à l’image.
Lors de son procès, Ancelotti a nié toute intention frauduleuse. Il a affirmé avoir agi sur les recommandations du club madrilène et de ses conseillers fiscaux. L’entraîneur italien a invoqué sa bonne foi, soulignant qu’il avait remboursé l’intégralité de sa dette fiscale en 2021. Il a également demandé que soient prises en compte des circonstances atténuantes, comme la longueur excessive de la procédure judiciaire.
Bien que reconnu coupable pour l’année 2014, Ancelotti a été relaxé pour les faits de 2015. Conformément à la législation espagnole, il n’exécutera pas sa peine d’un an de prison, celle-ci étant inférieure à deux ans et en l’absence de récidive. Toutefois, il demeure civilement redevable envers le Trésor public du montant concerné.
Ancelotti a précisé que la structure fiscale utilisée — où 15 % de ses 6 millions d’euros annuels étaient perçus sous forme de droits à l’image — était une pratique fréquente dans le milieu du football. Il a d’ailleurs mentionné d’autres figures du sport comme José Mourinho, également condamné en 2019 pour des faits similaires.
Le parquet avait initialement requis quatre ans et neuf mois de prison. Cette affaire s’inscrit dans une série de condamnations visant des stars du football, à l’instar de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, toutes liées à des montages fiscaux jugés illégaux par la justice espagnole.
