
Dans une décision pour le moins insolite mais hautement symbolique, le président américain Donald Trump a ordonné que certaines portions du mur frontalier avec le Mexique soient peintes en noir afin de les rendre brûlantes et ainsi plus difficiles à escalader.
C’est la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui a révélé l’information lors d’une conférence de presse ce mardi. « C’est précisément à la demande du président, qui comprend que par les fortes chaleurs ici, peindre quelque chose en noir réchauffe encore plus la température, ce qui rendra l’escalade encore plus difficile », a-t-elle expliqué, détaillant les nouvelles mesures migratoires en vigueur.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la loi récemment adoptée par le Congrès et promulguée par Trump le mois dernier, qu’il a qualifiée de « grande et belle loi ». Ce texte a accordé 165 milliards de dollars au Département de la Sécurité intérieure (DHS), dont 46,5 milliards spécifiquement consacrés au renforcement et à la construction du mur frontalier.
Certaines sections de ce mur avaient déjà été érigées au cours du premier mandat de Trump. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la sécurisation totale de la frontière sud et l’expulsion accélérée des migrants en situation irrégulière.
Pour ses partisans, cette mesure illustre la détermination du président à « protéger l’Amérique à tout prix ». Mais pour ses opposants, elle reflète une politique migratoire jugée « cruelle et inefficace », misant davantage sur l’effet psychologique et symbolique que sur des solutions durables.
