
Caracas – L’ombre d’un conflit armé plane sur le continent. Le président vénézuélien Nicolás Maduro a haussé le ton ce lundi 1er septembre 2025, accusant les États-Unis de menacer directement la souveraineté de son pays. Face au déploiement militaire américain près des eaux territoriales du Venezuela, il prévient : Caracas est prêt à entrer dans une « phase de lutte armée » en cas d’attaque.
« Nous sommes dans une période particulière de préparation maximale », a déclaré Maduro, qualifiant la présence militaire américaine de « menace extravagante, injustifiable et immorale ».
Mobilisation massive
Pour faire face à ce qu’il appelle une « pression militaire maximale », le président vénézuélien a lancé la mobilisation de millions de miliciens et l’enrôlement de réservistes. Objectif : préparer le pays à une confrontation directe avec la première puissance militaire mondiale.
« Si le Venezuela était attaqué, il entrerait immédiatement dans une période de lutte armée pour la défense du territoire national et du peuple vénézuélien », a-t-il averti.
Un risque d’embrasement régional
Cette montée des tensions fait craindre un embrasement de l’Amérique latine, région déjà fragilisée par des crises politiques et sociales. Pour Maduro, l’intervention américaine représente la plus grande menace de ce siècle pour l’équilibre du continent.
Washington, de son côté, n’a pas encore réagi officiellement aux déclarations enflammées du président vénézuélien. Mais une chose est certaine : le bras de fer Caracas–Washington franchit un nouveau seuil explosif.
