
La douleur est immense, l’injustice encore plus cruelle. Alors que les résultats du baccalauréat viennent tout juste d’être publiés, la famille, les amis et les camarades de Zamy Wanderson, le jeune homme abattu par un agent du Ministère de l’Éducation nationale, ont appris qu’il avait réussi avec succès son examen.
Ce garçon plein de vie, travailleur et respectueux, rêvait d’un avenir meilleur. Ses proches racontent qu’il voulait poursuivre des études universitaires pour soutenir sa famille et contribuer au développement de son pays. Mais aujourd’hui, ce rêve s’arrête brutalement, étouffé par une violence absurde.
La nouvelle de sa réussite au bac, au lieu d’être une source de joie et de fierté, se transforme en une plaie béante. Ses camarades de classe pleurent un ami brillant et prometteur, sa famille vit un mélange d’orgueil et de désespoir, et toute une génération se reconnaît dans ce destin brisé.
La société s’interroge : combien de jeunes talents devront encore tomber sous les balles ? Combien de rêves détruits par ceux qui devraient protéger et non ôter la vie ?
Aujourd’hui, Zamy Wanderson devient un symbole : celui de la jeunesse sacrifiée, celui des rêves fauchés par l’insécurité et la négligence. Sa réussite posthume au baccalauréat est la preuve que ce pays perd chaque jour ses plus belles forces vives.
L’indignation grandit. Le deuil devient collectif. Et la mémoire de Zamy restera à jamais gravée comme un cri de justice.
