Inégalités explosives : 4 milliardaires africains plus riches que 50 % du continent, alerte Oxfam

Dans un rapport publié le jeudi 10 juillet 2025, l’organisation non gouvernementale Oxfam tire la sonnette d’alarme sur les inégalités grandissantes en Afrique. Le constat est glaçant : les quatre Africains les plus riches possèdent davantage de richesses que la moitié de la population du continent réunie.

Une concentration extrême de la richesse

En l’an 2000, l’Afrique ne comptait aucun milliardaire. Aujourd’hui, ils sont 23 à eux seuls à cumuler près de 112 milliards de dollars. À la tête de ce classement, on retrouve :

Aliko Dangote (Nigéria) : 23,3 milliards $

Johann Rupert & famille (Afrique du Sud) : 14,2 milliards $

Nicky Oppenheimer & famille (Afrique du Sud) : 10,2 milliards $

Nassef Sawiris (Égypte) : 9,4 milliards $


Pendant ce temps, l’Afrique demeure la seule région du monde où le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté continue d’augmenter, selon le rapport.

Une élite fortunée face à des États passifs

Oxfam accuse directement les gouvernements africains de laisser prospérer ces inégalités, en refusant de taxer efficacement les plus riches. En effet :

Les 5 % les plus riches détiennent une fortune de 4 000 milliards de dollars, soit plus du double de la richesse du reste de la population du continent.

Deux tiers des pays africains n’appliquent aucun impôt sur les successions.

De nombreux États ont également réduit ou supprimé l’impôt sur la fortune.

Un appel à l’action fiscale au sommet de l’Union africaine

Profitant de l’ouverture du sommet de coordination de l’Union africaine à Malabo, Oxfam appelle les dirigeants africains à instaurer des politiques fiscales plus équitables. L’ONG cite des exemples inspirants :

Le Maroc et sa politique d’impôt foncier.

L’Afrique du Sud, pionnière en matière de fiscalité progressive.

Le Kenya, qui a récemment triplé l’impôt sur les gains en capital, générant 64 millions de dollars de recettes fiscales par an.


Conclusion :
Ce rapport remet en question la légitimité des modèles économiques actuels sur le continent. Pour Oxfam, une fiscalité plus juste est essentielle pour lutter contre l’extrême pauvreté et renforcer la justice sociale en Afrique. La balle est dans le camp des décideurs politiques africains.

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