
Kenscoff, 12 juillet 2025 – Le sous-commissariat de Furcy a été une nouvelle fois pris d’assaut vendredi soir par des individus lourdement armés, malgré les multiples alertes lancées tout au long de la journée par les policiers affectés à ce poste reculé de la région métropolitaine.
Les assaillants, bien organisés et visiblement déterminés, ont semé le chaos. Des vidéos relayées par les réseaux sociaux montrent des scènes de destruction : le bâtiment partiellement détruit, des véhicules de service incendiés et un incendie ravageant les installations. Cette attaque survient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu, où les forces de l’ordre semblent abandonnées à leur sort, sans renfort ni soutien logistique.
Malgré les promesses répétées de lutte contre le banditisme, notamment celles formulées par Rameau Normil lors de sa prise de fonction à la tête de la Police Nationale d’Haïti (@pnh_officiel), les gangs armés continuent de dicter leur loi dans plusieurs zones du pays, notamment à Kenscoff.
Paradoxalement, le sénateur Louis Gérald Gilles affirmait encore récemment que l’insécurité était en net recul, promettant un retour à la normale dès le mois d’août. Pourtant, les faits sur le terrain racontent une toute autre réalité : celle d’un État dépassé, de policiers livrés à eux-mêmes, et d’une population prise en otage par la violence.
Haïti OSINT suit de près l’évolution de la situation à Kenscoff et dans les autres zones de conflit. Une chose est claire : les actes posés par les autorités doivent désormais parler plus fort que les discours.
