
Un coup dur pour des milliers d’Haïtiens en quête de voyages ou de perspectives professionnelles : les États-Unis ont suspendu, depuis le 9 juin 2025, la délivrance des visas de type B1 et B2 (affaires et tourisme) à tous les ressortissants haïtiens présents en République Dominicaine.
Quel que soit leur type de passeport, les demandeurs haïtiens sont désormais exclus de ce service consulaire, une décision qui plonge de nombreux citoyens dans l’incertitude.
Contexte : une réponse au non-respect des conditions de séjour
Selon les autorités américaines, cette mesure s’explique par des préoccupations sécuritaires et migratoires. En 2024, plus de 31 % des Haïtiens titulaires de visa auraient dépassé la durée autorisée de séjour sur le sol américain.
Dans le cadre d’un resserrement global des conditions d’entrée, les Haïtiens figurent désormais parmi les nationalités ciblées pour “risque élevé de dépassement”.
Un accès déjà limité, encore plus restreint
Traditionnellement, de nombreux Haïtiens se rendent en République Dominicaine pour effectuer leurs démarches consulaires auprès de l’ambassade américaine. La suspension affecte directement cette pratique, rendant l’accès aux visas encore plus difficile pour une population déjà confrontée à de lourds obstacles logistiques et diplomatiques.
Réévaluation en septembre, aucune date de reprise
Aucune échéance précise n’a été annoncée pour la reprise des services. Une première réévaluation est toutefois prévue pour septembre 2025, laissant planer le doute sur la durée réelle de cette mesure.
Conséquences humaines et diplomatiques
Cette décision a des effets immédiats : suspension de projets de voyage, d’études, de soins médicaux ou de regroupement familial. Des familles sont séparées, des investissements compromis, et des professionnels haïtiens voient leurs plans bloqués.
Du côté des autorités haïtiennes, le dossier est étroitement suivi sur le plan diplomatique, sans que des solutions concrètes n’aient encore émergé.
Un signal de fermeture sans équivoque
Pour de nombreux observateurs, cette mesure envoie un message clair : les portes se referment peu à peu pour les Haïtiens, dans un contexte où l’instabilité politique et sociale renforce déjà leur vulnérabilité.
