Sécurité et immigration : Washington et Santiago scellent un accord historique sur le partage de données biométriques

La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure (DHS), Kristi Noem, a signé ce mercredi un accord préliminaire avec le gouvernement chilien visant à renforcer la coopération dans la lutte contre l’immigration illégale et les réseaux criminels transnationaux.

Cet accord bilatéral a été paraphé aux côtés du ministre chilien de la Sécurité publique, Luis Cordero, et du ministre de la Justice, Jaime Gajardo. Il officialise la mise en œuvre du programme BITMAP (Biometric Identification Transnational Migration Alert Program), qui permettra un échange d’informations biométriques entre les deux pays.

Un dispositif pour identifier et freiner les menaces criminelles

Grâce à cet accord, les autorités chiliennes et américaines pourront partager des empreintes digitales, des scans d’iris et d’autres données biographiques de migrants considérés comme à risque. L’objectif est de repérer et d’empêcher les déplacements de personnes potentiellement dangereuses, tout en poursuivant en justice les auteurs de crimes.

Kristi Noem a affirmé que cette coopération « servira de pont entre les États-Unis et le Chili pour traquer et traduire en justice les criminels qui menacent la sécurité de nos populations ».

Un partenariat stratégique contre le crime organisé

Ce dispositif s’inscrit dans la volonté des deux gouvernements de démanteler les réseaux criminels transnationaux, tels que le gang vénézuélien Tren de Aragua, impliqué dans des trafics de drogue, des réseaux de prostitution forcée et des cambriolages à l’échelle régionale.

Le BITMAP a déjà fait ses preuves lors d’un projet pilote mené au printemps dernier, au cours duquel les forces de l’ordre chiliennes ont été formées à l’utilisation des technologies biométriques avancées.

Une coopération régionale renforcée

Au-delà du Chili, cet accord s’inscrit dans un cadre plus large visant à sécuriser l’ensemble du continent américain face aux nouvelles formes de criminalité organisée. Selon le DHS, l’échange de données biométriques est un outil essentiel pour freiner l’infiltration de criminels dans les flux migratoires et améliorer la coordination entre les pays de l’hémisphère occidental.

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