
Les députés du Congrès salvadorien ont adopté, ce 1er août 2025, un amendement constitutionnel majeur ouvrant la voie à une réélection présidentielle illimitée. Cette réforme prolonge la durée du mandat présidentiel de cinq à six ans et supprime les barrières électorales existantes.
Cette décision marque un tournant dans l’histoire politique du Salvador, où les observateurs évoquent désormais un possible maintien au pouvoir à vie du président Nayib Bukele. Porté par une immense popularité dans son pays, Bukele est largement salué pour avoir démantelé les réseaux de gangs criminels qui terrorisaient la population depuis des décennies.
Cependant, cette modification constitutionnelle soulève aussi des inquiétudes sur l’avenir démocratique du pays. Des voix critiques craignent qu’elle ne consolide un pouvoir personnel au détriment de l’alternance politique, faisant craindre une dérive autoritaire malgré les succès enregistrés en matière de sécurité.
Avec cette réforme, le Salvador entre dans une nouvelle ère où la stabilité sécuritaire obtenue sous Bukele se mêle à un débat intense sur la préservation des principes démocratiques.
