
Port-au-Prince, 8 août 2025 — La Police nationale d’Haïti (PNH) a officiellement un nouveau directeur général. Vladimir Paraison, ancien chef de la garde du Palais national, a été installé ce vendredi à la Villa d’Accueil, lors d’une cérémonie en présence de Laurent Saint-Cyr, président du Conseil présidentiel de transition et représentant du secteur privé.
Blessé à la jambe lors d’affrontements récents avec des gangs, Paraison prend ses fonctions dans un climat de crise sécuritaire aiguë.
Un contexte explosif
Il succède à Normil Rameau, dont le mandat d’un peu plus d’un an s’est achevé sur un constat d’échec. Malgré ses promesses de « tolérance zéro » contre les gangs, la violence armée n’a cessé de s’étendre. Le bilan est lourd : au moins 64 policiers tués, de larges zones du pays passées sous contrôle criminel, plusieurs commissariats incendiés ou abandonnés, et une autorité de l’État encore plus affaiblie.
Un lourd héritage
Déjà critiqué lors de son premier passage à la tête de la PNH (2019–2020), Rameau laisse derrière lui une institution fragilisée, confrontée à une crise de confiance interne et à une escalade de la criminalité.
Pour Vladimir Paraison, le défi est immense : restaurer la capacité opérationnelle de la police, regagner la confiance de la population et reprendre le contrôle des territoires aux mains des groupes armés.
