Port-au-Prince, 16 août 2025 – L’ancienne maire Rosemila Petit-Frère a été transférée ce samedi matin à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), à Port-au-Prince, à bord d’un hélicoptère, selon une source judiciaire digne de foi.
Son dossier connaît ainsi une nouvelle tournure après plusieurs jours de rebondissements.
Arrestation en République dominicaine
Le mercredi 13 août, Mme Petit-Frère avait été remise aux autorités haïtiennes par les services dominicains d’immigration à la frontière de Dajabón, via la Politour (police touristique). Selon les informations disponibles, elle avait été retenue sur le territoire dominicain au retour d’un voyage au Canada.
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une coopération policière et migratoire entre Haïti et la République dominicaine, qui multiplient les échanges concernant les ressortissants sous enquête ou recherchés par la justice.
Retour en Haïti et premières mesures judiciaires
À son arrivée le 13 août, l’ex-maire avait été conduite au commissariat du département du Nord, où elle avait été placée sous la responsabilité des autorités judiciaires haïtiennes pour la suite des procédures.
Ce samedi 16 août, son transfert à la DCPJ, à Port-au-Prince, marque une étape décisive dans le traitement de son dossier. L’institution policière spécialisée pourrait procéder à des enquêtes approfondies et à des auditions pour déterminer la nature exacte des charges retenues contre elle.
Vers une enquête élargie ?
Les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs précis de son interpellation, mais plusieurs sources proches du dossier laissent entendre qu’il s’agit d’affaires liées à sa gestion passée et à des accusations de malversations.
L’opinion publique reste suspendue aux développements de ce dossier sensible, qui mêle politique, justice et coopération internationale.

