
L’heure de vérité approche pour Pierre Réginald Boulos. L’homme d’affaires haïtien, au cœur de multiples controverses, joue sa survie politique et personnelle dans un tribunal américain. Le 22 septembre prochain, le juge fédéral de l’immigration dira s’il est toujours citoyen des États-Unis — ou s’il doit être expulsé, menottes aux poignets, vers Port-au-Prince.
Selon une source proche de sa défense, Boulos a dégainé un argument inattendu : sa renonciation à la nationalité américaine, jadis annoncée, ne serait jamais entrée en vigueur. Motif choc : l’acte n’a pas été publié dans le Federal Register, journal officiel du gouvernement américain, condition indispensable pour rendre une telle décision irréversible. En clair, affirme son équipe d’avocats, Pierre Réginald Boulos demeure, en droit, un Américain à part entière.
Cet ultime recours met la justice américaine face à un dilemme :
reconnaître Boulos comme citoyen, lui rendant son précieux passeport bleu, ou le déclarer étranger indésirable, et ordonner son expulsion immédiate vers Haïti.
Le juge Jorge Pereira aura la lourde responsabilité de trancher. Une décision à haut risque, aux répercussions politiques explosives. Car au-delà du sort d’un homme, c’est une bataille symbolique qui se joue : celle de l’identité, du pouvoir et de la justice.
Dans les couloirs feutrés du tribunal, une question brûle déjà toutes les lèvres :
Boulos est-il encore Américain… ou va-t-il redevenir simplement Haïtien ?
Le verdict du 22 septembre pourrait changer le cours de sa vie. Définitivement.
