
Ce mercredi, à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville, Haïti a pleuré l’un de ses fils, Wanderson Zamy. Dans le silence étouffant d’une église plongée dans la douleur, une mère s’effondre sur le cercueil de son fils. Ses larmes coulent sans fin, mais c’est son cœur qui crie le plus fort. Là, posée sur le drap recouvrant la dépouille de Wanderson Zamy, elle offre ce dernier baiser, ce geste d’amour maternel que même la mort n’a pas pu lui arracher.
Wanderson Zamy n’était pas malade. Sa vie ne devait pas s’arrêter ainsi. Mais dans un pays rongé par la violence et l’insécurité, la mort ne frappe pas selon la logique de la nature. Elle surgit, brutale et injuste, pour arracher les meilleurs d’entre nous. Zamy est tombé, non pas d’une mort naturelle, mais victime de ce fléau qui détruit des familles entières et plonge une nation dans le deuil.
La mère de Zamy n’a plus qu’un cercueil froid à embrasser, pour dire adieu à ce fils qu’elle a porté, nourri, guidé et aimé sans limite. Une douleur que rien ni personne ne peut consoler. On peut essuyer ses larmes, mais on ne pourra jamais sécher son cœur brisé.
Derrière chaque victime de l’insécurité, il y a une famille déchirée, une mère inconsolable, un avenir volé. L’histoire de Wanderson Zamy est celle d’un jeune homme emporté trop tôt, mais aussi celle d’un peuple tout entier qui pleure ses enfants tombés dans l’indifférence générale.
Le cercueil recouvert de drap et de larmes parle plus fort que tous les discours : Haïti continue de perdre ses fils et ses filles dans un silence insoutenable.
Aujourd’hui, c’est une mère qui pleure Wanderson Zamy. Demain, ce pourrait être une autre. Tant que l’insécurité règnera, tant que la justice restera impuissante, chaque famille restera une proie potentielle de cette tragédie sans fin.
