
La nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre 2025 restera gravée comme une nouvelle page noire de l’histoire d’Haïti.
À Liancourt, dans l’Artibonite, des bandits armés ont attaqué le commissariat de police, avant d’y mettre le feu.
Le bâtiment a été entièrement ravagé. Dossiers brûlés, équipements anéantis, symboles de l’autorité balayés en quelques minutes par les flammes de la criminalité.
Les policiers, débordés par la puissance de feu des assaillants, ont été contraints de prendre la fuite pour sauver leur peau. Pour l’instant, silence radio des autorités : aucun bilan officiel, aucune explication, aucun plan de riposte.
Pendant ce temps, la population crie son désespoir.
« Nou pa ka viv konsa ankò ! Chak jou se laterè ! »
À Liancourt, les habitants disent vivre dans une prison à ciel ouvert, sous la coupe des gangs.
Ce n’est plus une simple alerte : c’est une démonstration brutale de l’effondrement de l’État. Quand les commissariats, censés être des bastions de sécurité, se consument dans les flammes de l’impunité, que reste-t-il au peuple haïtien ?
Chaque jour, Haïti s’enfonce dans le chaos. Après les massacres, les kidnappings, les pillages, ce sont désormais les institutions de l’ordre elles-mêmes qui disparaissent sous les coups de gangs déterminés à remplacer la République.
Jusqu’où cela ira-t-il ? Et surtout, qui viendra sauver Haïti ?
