Le chanteur guadeloupéen Antonny Drew a bouleversé ses fans en livrant, sur ses réseaux sociaux, un témoignage brut et déchirant. Pour la première fois, il revient sur les blessures de son enfance : abus sexuels, humiliations familiales, syndrome de l’imposteur… un combat intime qu’il transforme aujourd’hui en musique, à travers son deuxième album « Rémission », attendu ce vendredi 26 septembre.
« Bon… j’ai un truc à vous dire ». C’est par cette phrase simple mais lourde de sens que l’artiste a ouvert son cœur. Dans un récit empreint d’émotion, il évoque une enfance brisée par le dénigrement paternel et surtout par une agression sexuelle subie dans son enfance, dont il accuse directement Louis Galantine, homme politique toujours en poste.
« Je me souviens… il tremblait quand je l’ai confronté. Il m’a proposé de l’argent avant de se raviser. Terrible », confie-t-il, révélant l’ampleur de la violence psychologique subie.
Face à un père qui « excellait dans le dénigrement », Antonny Drew explique avoir grandi dans la peur du jugement, prisonnier d’un syndrome de l’imposteur qui freinait sa créativité. Ses traumatismes l’ont poussé vers l’oubli comme mécanisme de survie : « Quand quelque chose me perturbe, je l’oublie immédiatement », raconte-t-il. Après neuf ans de silence, il dit avoir renoué difficilement avec son père.
C’est de ces blessures que naît aujourd’hui « Rémission », un album pensé comme un exutoire. « C’est le combat d’un homme pour ne plus se laisser contrôler par l’enfant blessé qui vit encore en lui », écrit-il.
Au-delà de la musique, c’est un cri. Un appel à la reconnaissance des blessures invisibles, mais aussi une invitation à la résilience. En brisant le silence, Antonny Drew signe l’un des témoignages les plus forts de la scène caribéenne contemporaine.
Sortie prévue : vendredi 26 septembre 2025.
