
Haïti s’enfonce encore davantage dans l’isolement international. Les autorités panaméennes ont pris une décision radicale : tous les vols en provenance d’Haïti sont annulés jusqu’à nouvel ordre. En réaction, la compagnie Sunrise Airways a immédiatement suspendu toutes ses liaisons vers le Panama, accentuant la rupture aérienne.
Derrière ce geste, un motif clair : des centaines d’Haïtiens coincés au Panama refusent ou ne peuvent rentrer dans un pays livré au chaos. La situation en Haïti est devenue intenable : plus de deux millions de déplacés internes, des zones entières contrôlées par les gangs, et un pouvoir intérimaire qui multiplie les promesses sans jamais offrir de résultats concrets.
Pendant que le peuple survit dans la peur et l’incertitude, les dirigeants intérimaires dilapident les maigres ressources publiques, aggravant une transition déjà rongée par la corruption et l’inefficacité.
Cette nouvelle mesure du Panama agit comme un signal fort : Haïti est en train de devenir un paria régional, abandonné par ses partenaires et étouffé par sa propre instabilité.
Le ciel se ferme. Et avec lui, l’avenir d’un peuple pris en otage.
