Trois OQTF ignorées, un viol évitable : le cri de colère de Claire Géronimi

Un après-midi ordinaire qui a viré au cauchemar. Le 11 novembre 2023, dans le hall d’un immeuble, Claire Géronimi, 28 ans, est violemment agressée et violée. Son agresseur ? Jordy Goukara, ressortissant centrafricain multirécidiviste, qui faisait pourtant l’objet de trois obligations de quitter le territoire français (OQTF) jamais exécutées.

Moins d’une heure plus tôt, une autre femme, Mathilde, avait subi le même sort à quelques rues de là. Deux vies brisées en quelques minutes.


Le choc des faits

Suivies dans leur immeuble, frappées, violées, les victimes décrivent une attaque d’une brutalité glaçante. Rapidement arrêté, l’homme est identifié : déjà condamné pour divers délits, il n’aurait jamais dû se trouver en France.


Un verdict lourd mais un goût amer

En septembre 2025, après deux années de procédure, la cour criminelle de Paris a condamné Jordy Goukara à 18 ans de réclusion criminelle et à une interdiction définitive du territoire français.
Mais pour Claire, le verdict ne suffit pas :

« Mon agresseur avait trois OQTF. Pourquoi était-il encore là ? J’ai l’impression de payer deux fois : par le viol et par la défaillance de l’État. »

Le scandale des OQTF non exécutées

Chaque année, des dizaines de milliers d’OQTF sont prononcées, mais seule une minorité est réellement appliquée. En cause : des recours juridiques, un manque de places en rétention, ou encore le refus de certains pays de réadmettre leurs ressortissants.
Résultat : des individus frappés d’expulsion continuent de circuler librement sur le territoire.


Une affaire qui enflamme le débat

L’histoire de Claire a fait irruption dans le débat public, devenant le symbole d’un système défaillant. Entre récupération politique et véritables interrogations citoyennes, une question s’impose :
Comment protéger les victimes si les décisions d’expulsion ne sont pas appliquées ?

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