Haïti – Coup d’État contre l’ULCC : le pouvoir intérimaire protège ses corrompus et élimine ses juges

Depuis plusieurs jours les couloirs de la primature bruissent de manœuvres inquiétantes : le pouvoir intérimaire veut à tout prix se débarrasser de Hans L. Joseph, Directeur général de l’ULCC.
Son tort ? Avoir osé publier 7 rapports accablants qui éclaboussent une ministre, deux directeurs généraux et, plus explosif encore, trois conseillers-présidents impliqués dans le scandale de la BNC.

Selon des sources proches du dossier, un juge de la Cour d’appel de Port-au-Prince a été approché pour remplacer Joseph. Il a refusé. Mais deux autres hommes de loi ont déjà donné leur accord, prêts à occuper ce poste brûlant.

« Le deal est clair : il faut un DG docile qui enterre les rapports gênants. », confie un proche collaborateur du pouvoir, sous couvert d’anonymat.


Un pouvoir assiégé par les révélations

Depuis la publication des rapports, l’exécutif intérimaire est sur la défensive. Les documents de l’ULCC dévoilent un système où les caisses publiques sont traitées comme une propriété privée.
Mais loin de sanctionner, le gouvernement a choisi d’attaquer la seule institution qui ose encore dire non.

Un cadre de l’ULCC, furieux, confie :
« Nous savions qu’après ces publications, la riposte serait brutale. Mais nous ne pensions pas qu’ils iraient jusqu’à décapiter l’institution. »


Quand l’impunité devient politique d’État

La situation frise l’indécence :

Les conseillers-présidents épinglés restent en poste, protégés comme des intouchables.

Un DG inculpé pour trafic d’armes, blanchiment et financement du terrorisme a été nommé à la tête des Douanes.

Les rapports de l’ULCC sont traités comme de simples bouts de papier.


La Fondation Je Klere (FJKL) parle carrément de « mafia d’État organisée » :
« Le pouvoir ne gouverne plus, il se protège. Ce n’est plus un État, c’est un cartel. »


La population trahie

Pour la société civile, le message est limpide : les honnêtes sont éliminés, les corrompus sont récompensés.

Un universitaire en droit résume crûment la situation :
« À ce stade, il faut se demander : dans Haïti version intérimaire, être corrompu est-il devenu une condition pour gouverner ? »

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