À l’approche de l’échéance du 7 février 2026, un calendrier attribué à cinq membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) soulève de sérieuses interrogations sur l’avenir immédiat de la gouvernance du pays. Ce document, dont nous détenons une copie, fait état d’un ensemble de décisions envisagées, incluant la poursuite de la transition au-delà du 7 février, la remise en question du mandat du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ainsi que la mise en place rapide d’un Premier ministre intérimaire.
Selon ce calendrier, le CPT prévoit de lancer le 7 février une conférence nationale devant s’étendre sur une période d’environ un mois. Présentée comme un cadre de concertation politique, cette initiative s’inscrit dans une séquence plus large visant à maintenir le dialogue engagé ces derniers jours avec différents acteurs nationaux.
Le document indique que la reprise du dialogue politique est prévue pour ce mardi. Ce même jour, les cinq conseillers entendent transmettre aux Presses nationales un arrêté portant nomination d’un Premier ministre a.i., en vue de sa publication.
Toujours selon le calendrier, une rencontre est programmée pour mercredi entre le Conseil présidentiel et le Premier ministre intérimaire désigné, lequel souhaiterait accéder officiellement à la Primature. Son installation est annoncée pour jeudi, marquant ainsi une accélération notable du processus.
Toutefois, ce calendrier ne fait pas l’unanimité. Contactée, une source proche de l’un des conseillers présidentiels qualifie cette planification de « blague de mauvais goût », évoquant un décalage entre les intentions affichées et les pratiques habituelles de fonctionnement de l’appareil d’État.
Selon cette même source, aucune correspondance formelle n’aurait été transmise aux instances concernées, notamment au Palais national et aux Presses nationales, au moment de l’élaboration de ce calendrier. Des incertitudes subsistent également quant à l’autorité habilitée à engager officiellement de telles démarches.
À mesure que la date du 7 février se rapproche, ce document met en lumière les tensions internes et les divergences de vision au sein du Conseil présidentiel de transition. Dans un contexte national déjà marqué par l’insécurité et les difficultés socioéconomiques, cette séquence politique alimente les inquiétudes autour de la stabilité institutionnelle et de la conduite de la transition.
