Silence du gouvernement après la fermeture de la centrale hydroélectrique de Péligre

Quarante-huit heures après la fermeture de la centrale hydroélectrique de Péligre par la population du Bas-Plateau Central, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités centrales. Ni la Primature ni le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) n’ont commenté la situation, alors même que Port-au-Prince vit un black-out généralisé depuis deux nuits consécutives.

Selon des sources locales, aucun contact n’a été établi entre les représentants du gouvernement et les autorités municipales de Mirbalais en vue de résoudre la crise. Cette absence de communication alimente le sentiment d’abandon exprimé par de nombreux citoyens, particulièrement touchés par l’insécurité et la dégradation des services publics.

Pour rappel, le Premier ministre avait affirmé dès sa prise de fonction, le 12 novembre 2024, que la sécurité constituait sa priorité. Toutefois, dans ce contexte de tension et de pénurie énergétique, son silence est perçu comme un désengagement face aux préoccupations urgentes de la population.

Par ailleurs, la gestion des drones kamikazes, censés renforcer la lutte contre les groupes armés dans la capitale, relève de la responsabilité directe de la Primature. Ces dispositifs, bien que déployés à Port-au-Prince, n’ont jusqu’à présent pas produit les résultats attendus sur le terrain sécuritaire.

La fermeture de Péligre, principale source d’électricité pour une grande partie du pays, notamment la capitale, soulève de graves inquiétudes quant à l’aggravation de la crise humanitaire et sociale en cours.

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