
À la prison civile de Petit-Goâve, la situation a pris un tournant dramatique. Le jeudi 31 juillet 2025, six détenus y ont perdu la vie, dans des conditions jugées inhumaines. Selon l’avocat Me Remy, ces décès seraient directement liés à la privation prolongée de nourriture, au manque d’eau potable et à l’absence totale de soins médicaux.
Depuis plusieurs mois, le Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO) dénonce la crise profonde qui frappe les établissements pénitentiaires du pays. Les prisonniers, souvent incarcérés sans jugement, s’entassent dans des cellules insalubres et surpeuplées, sans accès à l’hygiène ni à un encadrement sanitaire minimal. « Les détenus ne reçoivent ni nourriture, ni eau propre à la consommation, ni assistance médicale », déplore le CADDHO, appelant à une réaction urgente des autorités haïtiennes.
Face à cette urgence humanitaire, les organisations de défense des droits humains réclament des mesures immédiates pour restaurer un minimum de dignité dans les prisons et prévenir d’autres drames. Elles demandent l’ouverture d’une enquête, la libération des prisonniers en détention préventive prolongée et la mise en place d’un appui humanitaire d’urgence dans les établissements carcéraux du pays.
