Dans une note rendue publique, la Table Alternative a apporté une clarification majeure dans le débat entourant la crise gouvernementale actuelle, en rappelant que le Conseil présidentiel de transition (CPT) demeure, jusqu’au 6 février 2026 inclus, investi de l’ensemble des prérogatives présidentielles prévues par les textes encadrant la transition politique.
La structure souligne que le décret relatif au fonctionnement du CPT autorise ce dernier à prendre des décisions de manière collégiale. À cet égard, elle se réfère explicitement à l’article 15.1, qui confère au Conseil la compétence nécessaire pour statuer sur des questions relevant de l’exécutif, y compris celles touchant à la conduite du gouvernement.
Sur cette base, la Table Alternative estime que la révocation du chef du gouvernement s’inscrit dans le strict respect des dispositions légales en vigueur. Elle précise toutefois que cette décision, bien que juridiquement fondée, ne produira pleinement ses effets qu’à compter de sa publication au journal officiel Le Moniteur, condition indispensable à son entrée en application.
Au-delà du rappel normatif, cette prise de position intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par la persistance de l’insécurité et par des tensions accrues au sommet de l’État. En appelant les conseillers présidentiels à poursuivre leurs actions dans le respect du cadre légal et des principes républicains, la Table Alternative adopte une posture qui conforte l’autorité institutionnelle du Conseil présidentiel au moment où la transition aborde sa phase finale.
Cette sortie publique, à forte teneur juridique, contribue ainsi à redéfinir les lignes du débat autour de la légitimité des décisions prises par le CPT, tout en réaffirmant la centralité du droit comme boussole de la transition politique en cours.
