Port-au-Prince — Dans une atmosphère lourde d’enjeux et d’attentes, le Gouvernement haïtien a dévoilé ce lundi, à la Villa d’Accueil, le Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, présenté comme une ultime tentative pour sortir le pays de l’impasse politique et sécuritaire.
La cérémonie a réuni un large éventail d’acteurs : responsables gouvernementaux, leaders de partis politiques, membres du corps diplomatique et représentants de la société civile. Tous ont affiché une même détermination : soutenir la transition, éviter l’effondrement institutionnel et remettre Haïti sur la voie de la stabilité.
Ce pacte pose les bases d’élections crédibles, inclusives et transparentes, tout en faisant de la sécurité et de la confiance citoyenne des priorités absolues. Il marque une volonté affichée de dépasser les rivalités politiques au profit du dialogue et de l’unité nationale, dans un contexte où chaque faux pas pourrait aggraver la crise.
Prenant la parole, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué l’engagement des signataires et lancé un appel solennel à la responsabilité collective. Selon lui, ce pacte est le résultat de discussions difficiles mais nécessaires, fondées sur des compromis destinés à préserver la paix civile et à restaurer la stabilité institutionnelle.
Le gouvernement promet désormais de passer à l’action : renforcement de la sécurité publique, consolidation des institutions et implication active de la jeunesse figurent parmi les mesures phares annoncées. L’objectif est clair : créer les conditions minimales pour des élections libres et redonner confiance à une population épuisée, tout en rassurant la communauté internationale.
Ce pacte sera-t-il le véritable déclic tant attendu ou une promesse de plus dans l’histoire politique d’Haïti ? Les prochains mois s’annoncent décisifs.
