
Face à l’escalade de la crise sécuritaire en Haïti, marquée par l’inaction des autorités de transition et la montée en puissance des gangs armés, plusieurs organisations de la société civile continuent de proposer des alternatives. C’est dans cette dynamique que le Comité d’initiative de la transition pour la paix et la stabilisation d’Haïti (CIT) est intervenu cette semaine.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi, le CIT a déploré la persistance de la violence dans l’aire métropolitaine et dans plusieurs villes de province, tout en dressant un constat d’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), censé résoudre la crise multidimensionnelle actuelle.
Dans sa proposition, le comité plaide pour une transition politique structurée autour d’un exécutif bicéphale, comprenant un président et un gouvernement de résultats. Ce gouvernement, selon le CIT, devrait être dirigé par Audin Fils Bernadel, ancien ministre de l’Intérieur. Le comité le présente comme un homme rassembleur, apte à mobiliser les forces vives de la nation et à restaurer un climat de sécurité dans un délai raisonnable.
« Nous plaidons en faveur d’une transition dotée d’un exécutif bicéphale, composé d’un président et d’un gouvernement de résultats dirigé par Audin Fils Bernadel », a déclaré un représentant du comité.
L’organisation affirme avoir déjà entamé des démarches concrètes, élaboré des propositions claires pour répondre à l’urgence sécuritaire et humanitaire, et ouvrir la voie à des élections démocratiques.
Cette prise de position du CIT survient alors que la transition politique actuelle est fragilisée par des luttes internes et un manque de cohésion au sein du CPT. Une situation qui pousse le Groupe des Personnalités Éminentes (GPE) de la Caricom à intensifier les discussions avec les différents acteurs haïtiens en vue de parvenir à un consensus national.
