Port‑au‑Prince, 2 février 2026 — Alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à terme le 7 février, une information récente annonce un tournant décisif pour la direction de la transition nationale. Contrairement aux communiqués précédents qui faisaient état d’un refus de la Cour de Cassation, le juge Jean Joseph Lebrun se dit prêt à assumer cette mission cruciale.
Selon Jean Renel Sénatus, membre de la structure civique « En route vers Cassation », une commission de cinq personnes a rencontré le juge Lebrun ce lundi 2 février pour évaluer sa disponibilité et sa vision pour la transition. D’après Sénatus, le juge a accepté de diriger la transition à partir du 7 février 2026.
Sur le compte X de Radio Émancipation FM, il est rapporté :
« Le juge Jean Joseph Lebrun, l’actuel président de la Cour de Cassation de la république, a dit oui. Il sera le président de la transition à partir du 7 février 2026. »
Contexte politique
Le CPT avait été créé pour assurer la continuité du pouvoir dans une période marquée par des tensions institutionnelles et sécuritaires. La fin de son mandat, programmée pour le 7 février 2026, posait la question cruciale de la personne capable de mener le pays jusqu’aux prochaines étapes politiques et électorales.
Récemment, des sources avaient affirmé que la Cour de Cassation ne voulait pas s’impliquer dans la transition, mais la nouvelle décision du juge Lebrun change radicalement la donne.
Qui est Jean Joseph Lebrun ?
Président de la Cour de Cassation, Jean Joseph Lebrun est reconnu pour son expérience judiciaire et son intégrité. Son nom avait été évoqué à plusieurs reprises comme un acteur central pour garantir la stabilité institutionnelle et la légitimité de la transition.
Réactions et enjeux
• Acteurs civiques : certains voient dans cette décision un signe positif pour la stabilité, mais beaucoup appellent à plus de clarté sur la feuille de route de la transition.
• Partis politiques : la nomination d’un juge à la tête de la transition pourrait renforcer la légitimité de l’État, mais des interrogations subsistent sur les modalités de gouvernance et le calendrier électoral.
Ce qui reste à clarifier
Composition exacte de l’équipe de transition autour de Lebrun.
Priorités institutionnelles, sécuritaires et électorales.
Réception de cette transition par la communauté internationale.
À quelques jours de l’échéance du 7 février, la décision du juge Jean Joseph Lebrun met fin au suspense et ouvre un nouveau chapitre pour Haïti. La nation reste attentiste, scrutant avec intérêt la feuille de route qui sera bientôt annoncée.
