Haïti n’a peut-être encore rien vu.
Des révélations explosives, faites en direct sur Radio Métropole, viennent raviver les zones d’ombre les plus troublantes entourant l’assassinat de Jovenel Moïse. Selon le politologue Sauveur Pierre Étienne, des éléments graves impliqueraient un haut diplomate haïtien dans l’entrée des mercenaires colombiens responsables du crime.
D’après ses déclarations, Smith Augustin, alors ambassadeur d’Haïti en République dominicaine, aurait personnellement délivré les visas ayant permis aux mercenaires colombiens d’entrer sur le territoire haïtien. Le politologue affirme détenir des preuves étayant cette accusation, qu’il qualifie de « pièce manquante » du puzzle.
Mais ce n’est pas tout. Sauveur Pierre Étienne va plus loin : en reconstituant les faits, il dit désormais comprendre pourquoi Claude Joseph, alors Premier ministre a.i. et ministre des Affaires étrangères — et soutien de la nomination de Smith Augustin — avait déclaré, quelques heures seulement après l’assassinat, que « tout est sous contrôle ». Une phrase aujourd’hui lourde de sens, à la lumière de ces nouvelles accusations.
Le politologue n’épargne pas non plus la victime. Selon lui, le président Jovenel Moïse aurait fait preuve d’une naïveté politique inquiétante, notamment lors de sa dernière intervention publique sur Radio Métropole, quelques jours avant sa mort. Une naïveté qui, selon Étienne, aurait facilité la mise en œuvre du complot.
Ces révélations, si elles venaient à être confirmées par la justice, pourraient provoquer un séisme politique majeur, mettant en cause non seulement des individus, mais tout un système diplomatique et sécuritaire.
Vérités dérangeantes ou bombe politique calculée ?
Qui protège qui, et jusqu’où remonte réellement la chaîne de responsabilités ?
Une chose est sûre : le dossier Moïse est loin d’être clos, et Haïti pourrait être à l’aube de nouvelles secousses historiques.
